1 | LES PESTICIDES

Le terme “pesticide” est couramment utilisé comme synonyme pour les produits phytopharmaceutiques. Cependant, le terme de pesticide couvre un concept plus large qui inclut également des produits tels que les biocides, qui ne sont pas destinés à être utilisés sur les végétaux. Ces derniers sont utilisés pour lutter contre des agents pathogènes et des vecteurs de maladies tels que les insectes, les rats ou les souris…

Les produits phytopharmaceutiques sont des pesticides principalement utilisés pour protéger les cultures et empêcher leur destruction par une maladie ou une infestation. Ils comprennent les herbicides, les fongicides, les insecticides, les acaricides, les régulateurs de croissance et les répulsifs.

Les produits phytopharmaceutiques contiennent au moins une substance active. Ces substances peuvent être des produits chimiques ou des micro-organismes, y compris des virus, qui permettent au produit de remplir sa fonction.

Source EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments)

Les insecticides sont des produits de protection des plantes ayant la propriété de tuer les insectes, leurs larves et/ou leurs œufs. Ils font partie de la famille des pesticides. Le terme générique “insecticide” inclut aussi les pesticides destinés à lutter contre des arthropodes qui ne sont pas des insectes (ex : araignées ou acariens tels que les tiques), ainsi que des répulsifs.

Un fongicide est un produit de protection des plantes conçu exclusivement pour éliminer ou limiter le développement des champignons pathogènes des végétaux. Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, on utilisait principalement de la bouillie bordelaise (sulfate de cuivre) et du soufre. Ces produits sont encore utilisés de nos jours, mais ils ont été largement supplantés par les fongicides de synthèse.

Un herbicide est une substance active ou une préparation phytosanitaire ayant la propriété de tuer les végétaux. Le terme “désherbant” est synonyme d’herbicide. Les herbicides sont employés en défense des cultures, dans les golfs, en sylviculture, pour lutter contre les mauvaises herbes qui concurrencent les plantes cultivées, qu’il s’agisse de plantes herbacées ou ligneuses. La pratique agricole associée est le désherbage chimique.

Un vaste ensemble de textes législatifs de l’UE réglemente la commercialisation et l’utilisation des produits phytopharmaceutiques et de leurs résidus dans les denrées alimentaires. Ces produits ne peuvent être utilisés ou placés sur le marché sans autorisation préalable. Un double système est en place, en vertu duquel l’EFSA évalue chaque substance active utilisée dans les produits phytopharmaceutiques tandis que les États membres évaluent et autorisent les produits finaux (formulations) au niveau national. Les produits phytopharmaceutiques sont principalement encadrés par le règlement (CE) n°1107/2009.

Toutes les questions liées aux limites légales de résidus de pesticides dans l’alimentation humaine et animale sont régies par le règlement (CE) n° 396/2005. Ce règlement contient également des dispositions sur les contrôles officiels des résidus de pesticides dans les denrées alimentaires d’origine végétale ou animale susceptibles de découler de leur utilisation sur les végétaux.

Source EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments)

Le biocontrôle privilégie l’utilisation de mécanismes et d’interactions naturels. Il représente un ensemble d’outils à utiliser, seuls ou associés à d’autres moyens de protection des plantes, pour la lutte intégrée. On distingue 4 principaux types d’agents de biocontrôle :
– Les macro-organismes auxiliaires sont des invertébrés, insectes, acariens ou nématodes utilisés de façon raisonnée pour protéger les cultures contre les attaques des bioagresseurs.
– Les micro-organismes sont des champignons, bactéries et virus utilisés pour protéger les cultures contre les ravageurs et les maladies ou stimuler la vitalité des plantes.
– Les médiateurs chimiques comprennent les phéromones d’insectes et les kairomones. Ils permettent le suivi des vols des insectes ravageurs et le contrôle des populations d’insectes par la méthode de confusion sexuelle et le piégeage.
– Les substances naturelles utilisées comme produits de biocontrôle sont composées de substances présentes dans le milieu naturel et peuvent être d’origine végétale, animale ou minérale.

Un résidu de pesticides est un reliquat de Substances Actives, métabolites et/ou produits issus de la dégradation ou de la réaction de Substances Actives, présent dans ou sur les fruits et légumes, et dû à l’emploi d’un produit phytopharmaceutique.

Substance ou micro-organisme (y compris les virus) exerçant une action générale ou spécifique sur les organismes nuisibles ou sur les végétaux, parties de végétaux ou produits végétaux.

Depuis la domestication d’animaux et de plantes pour suffire à son alimentation, l’Homme a eu recours à l’emploi de produits phytosanitaires, en particulier de protection des plantes, afin de les “soigner” et de les maintenir en état de produire, ou tout simplement pour sauver les récoltes. Seule leur nature a évolué au cours du temps.

Face aux bioagresseurs (les agents pathogènes, à l’origine des maladies des plantes, les ravageurs/prédateurs ou parasites des plantes et les “mauvaises” herbes qui concurrencent les plantes cultivées), le recours aux pesticides est dorénavant loin d’être systématique : il n’est envisagé qu’après le constat d’échec de l’utilisation d’autres méthodes dites alternatives, prioritairement conseillées pour lutter contre les problématiques identifiées.

Dans le domaine de l’alimentation, une limite maximale de résidus (LMR) est un seuil réglementaire de concentration de résidus de pesticides, biocides ou de médicaments vétérinaires, au-delà duquel la commercialisation d’un produit alimentaire n’est plus autorisée, qu’il s’agisse de denrées destinées à l’alimentation humaine ou à l’alimentation animale. Les LMR sont établies après une évaluation des risques. Les LMR sont fondées sur les bonnes pratiques en agriculture et l’exposition minimale du consommateur, nécessaire à la protection des consommateurs les plus vulnérables. Le règlement (CE) n° 396/2005 harmonise au niveau communautaire les LMR des pesticides autorisés dans les produits d’origine animale ou végétale destinés à la consommation humaine ou animale. Il existe une LMR définie pour chaque couple “Denrée (fruit, légume ou céréale) – Substance Active de pesticide”. La LMR est fixée pour des fruits ou légumes ni lavés ni épluchés. Elle est établie réglementairement de façon à rester inférieure à des seuils toxicologiques définis.

La LMR est un seuil agronomique permettant à un producteur, respectant les bonnes pratiques agricoles, de délivrer des denrées conformes. Elle doit évidemment être sûre pour le consommateur. Elle est donc confrontée aux données de consommation et aux valeurs toxicologiques de référence en vigueur. Elle est un outil “transparent” : pour la protection du consommateur et les échanges internationaux.

Nous avons depuis toujours une démarche qui consiste à réduire l’usage des pesticides, pour la santé des agriculteurs, celle de la terre et in fine celle des consommateurs.

L’évolution vers le Zéro Résidu de Pesticides est logique et naturelle. Si la Limite Maximale de Résidu de Pesticides (LMR) est établie scientifiquement et permet d’avoir des fruits et légumes sans risque pour la santé des consommateurs les plus vulnérables, rien ne nous empêche d’aller plus loin et de faire toujours mieux en intégrant, en plus de la sécurité sanitaire pour les consommateurs (déjà garantie par la LMR), l’impact des pratiques sur le milieu.

Au niveau de la production, l’évolution des pratiques vers des modes de protection des cultures alternatifs permet la réduction très significative de l’utilisation de pesticides.
L’utilisation de variétés tolérantes ou résistantes à certains agents pathogènes permet aussi de s’affranchir de certaines contraintes sanitaires.

Notre programme Zéro Résidu de Pesticides traduit cette évolution des techniques mais aussi la volonté des agriculteurs de produire dans des conditions exemplaires.

Au niveau de la consommation, et de manière générale, la première précaution est donc de bien laver les fruits et légumes. Mais attention, cela ne suffit pas à faire disparaître toutes les traces de résidus de pesticides. Idéalement, il faudrait les éplucher mais on perdrait alors les antioxydants et les vitamines contenus dans la peau…

2 | NOTRE PROGRAMME ZÉRO RÉSIDU DE PESTICIDES

Le Programme Zéro Résidu de Pesticides garantit aux consommateurs l’absence de résidu des Substances Actives, non compatibles avec ce programme pour l’aliment considéré vendue sous la marque “Zéro Résidu de Pesticides”.

L’absence de résidu est déterminée, pour chaque Substance Active analysée, par un résultat inférieur à la Limite de Quantification (LQ), plus petite valeur quantifiable par les laboratoires avec une précision “acceptable” (document Santé 11945/2015, Commission Européenne). En-dessous de cette Limite de Quantification, les laboratoires ne peuvent donc pas garantir la précision de la mesure. Deux listes pertinentes (grise et noire) définissent les substances actives recherchées.

À l’heure actuelle, les performances des instruments de mesure conduisent pour la majorité des résidus à une limite de quantification de 0,00001 g/kg.

Le nombre de Substances actives recherchées obéit à la même méthodologie de détermination des listes pertinentes afin de garantir la promesse Zéro Résidu de Pesticides.

Le nombre de SA homologuées varie donc avec chaque espèce cultivée tout comme les risques de contaminations croisées (extérieures à la culture) qui sont étudiés pour chaque parcelle engagée. Ainsi, en fonction des aliments, le nombre de SA et les métabolites de dégradations associés analysés varie de 150 à 950…

Les aliments concernés par le programme Zéro Résidu de Pesticides sont tous identifiés par le macaron du programme présent sur les emballages.

Plus de 45 espèces, une offre 12 mois sur 12, une gamme de 150 références en origine France ! (au 01/08/2019)

  • Fruits : Pomme, Kiwi, Fraise, Melon, Pastèque, Abricot, Pêche et Nectarine, Prune, Banane, Poire, Figue, Petits fruits rouges : Framboise, Groseille, Mûre, Myrtille, Cassis
  • Légumes : Carotte, Tomate, Concombre, Mâche, Jeunes pousses de salade, Asperge, Pomme de terre primeur, Ail, Oignon, Échalote, Poireau, Pomme de terre, Salade, Choudou, Chou-fleur, Choux vert, blanc et rouge, Chou Romanesco, Courge, Navet, Patate douce, Artichaut, Champignon
  • Fruits et légumes transformés : Pruneau, Jus de pomme
  • Céréales : Pâtes
  • Vins

Les espèces végétales du programme Zéro Résidu de Pesticides sont toutes cultivées en France.

Les parcelles de production engagées dans le programme sont identifiées et font l’objet de toutes les dispositions nécessaires à la production d’espèces végétales conformes au programme, décrites dans le cahier des charges du programme. Toutes les entités engagées dans le Programme font l’objet de contrôles par un organisme d’audit tiers.

Non, le Programme Zéro Résidu de Pesticides n’a pas d’influence sur le goût des fruits et légumes concernés.

Le goût dépend de facteurs tels que la variété, le savoir-faire du producteur, la cueillette à maturité, les conditions de conservation, le conditionnement, et bien sûr la recette à l’utilisation finale…

La réussite de ce Programme s’explique en premier lieu par la volonté et l’implication des producteurs et techniciens. Elle est la résultante de nombreuses années de travail, mais aussi d’innovation sur l’outil de production, les équipements, la maîtrise de la protection biologique intégrée (PBI)… une combinaison de moyens pour contrôler les bioagresseurs des cultures.

Selon C. Regnault-Roger 2014 (Produits de protection des plantes, Lavoisier, p 256)

Notre engagement porte sur l’absence de résidu des Substances actives (SA) non compatibles avec le Programme Zéro Résidu de Pesticides. Nous définissons les Substances actives non compatibles avec la prise en compte à minima de :

  • Toutes les Substances actives homologuées et retirées (retrait d’AMM) sur les espèces végétales en question
  • Toutes les Substances actives recherchées dans le cadre des Plans d’Autocontrôle d’AOP en vigueur (ex : AOPn Tomate)
  • Les Substances actives “décriées” (comme le glyphosate ou les néonicotinoïdes)
  • Les Substances actives susceptibles de générer des résidus en raison de l’existence d’autres cultures dans l’environnement proche de la culture engagée en “Zéro Résidu de Pesticides” (risques de contaminations croisées), y compris les éventuels traitements sur les plants.

L’absence de résidu est déterminée, pour chaque Substance active analysée, par un résultat inférieur à la Limite de Quantification (LQ), plus petite valeur quantifiable par les laboratoires avec une précision “acceptable” (document Santé 11945/2015, Commission Européenne). En-dessous de cette Limite de Quantification, les laboratoires ne peuvent donc pas garantir la précision de la mesure.

Dans certains cas, Zéro Résidu de Pesticides signifie Zéro utilisation de Pesticides, mais ce n’est pas systématique. Le recours à la lutte chimique dans des conditions raisonnées est un moyen de dernier recours. Ainsi nous ne nous interdisons pas, pour éradiquer un foyer infectieux naissant, d’utiliser des Substances actives appartenant prioritairement à une ”liste verte“, dite de biocontrôle, mais aussi à une “liste grise” en conditions raisonnées. Cependant, toutes les parcelles en Zéro Résidu de Pesticides sont sur des réductions significatives d’utilisation des pesticides de synthèses (-51% en moyenne de réduction des IFT en 2018).

La lutte biologique peut être définie par l’usage d’organismes vivants ou de leurs produits pour empêcher ou réduire les pertes ou dommages causés par des organismes nuisibles, notamment les ravageurs des cultures. Les organismes vivants antagonistes utilisés sont alors appelés auxiliaires.

La lutte biologique est l’une des composantes de la Protection Biologique Intégrée (PBI) contre les ravageurs, maladies et mauvaises herbes, qui associe tous les moyens de lutte disponibles, chimique, biologique, mécanique, thermique… et qui vise non pas à éliminer les ravageurs, mais à maintenir leur population en dessous d’un seuil supportable.

La lutte biologique : utilisation d’organismes vivants appelés “auxiliaires” pour prévenir ou réduire les dégâts causés par des ravageurs ou des bioagresseurs. Ces auxiliaires peuvent être des macroorganismes (insectes, acariens) ou des microorganismes (bactéries, virus). La lutte biologique peut être soit introductive : l’auxiliaire est introduit dans un système biologique dans l’espoir qu’il s’y implante durablement et régule naturellement les populations de bioagresseurs, soit inondative : dans ce cas, l’auxiliaire est produit en masse puis épandu sur les cultures pour contrôler le bioagresseur. C’est typiquement la méthode appliquée avec les trichogrammes.

Le biocontrôle : sans doute hérité de l’anglais Biological Control, le terme apparaît véritablement dans la langue française en 2012. Selon le ministère de l’Agriculture, il désigne “l’ensemble des méthodes de protection des végétaux par l’utilisation de mécanismes naturels”. Il se compose de quatre grandes catégories de produits : les macroorganismes (insectes, acariens), les microorganismes (bactéries, virus) tous deux de vieux piliers de la lutte biologique, auxquels s’ajoutent les médiateurs chimiques (phéromones, kairomones) et les substances d’origine naturelle aux effets très divers.

La lutte intégrée : elle n’exclut pas le recours à des pesticides chimiques ; elle en prévoit l’usage bien maîtrisé en l’associant à toutes les techniques permettant de mieux gérer les adventices et parasites au niveau des systèmes de culture.

Sources : entretien avec Christian Lannou (département SPE-Inra) – Dossiers de l’Environnement de l’Inra n° 5 et n° 19.

Non, car les fruits et légumes hors Programme Zéro Résidu de Pesticides sont conformes aux réglementations européennes et françaises en vigueur (LMR). Leur conformité est contrôlée par un plan de surveillance règlementaire exigeant.

À la différence des fruits et légumes produits selon le cahier des charges de l’Agriculture Biologique, nos fruits et légumes cultivés selon le Programme Zéro Résidu de Pesticides bénéficient d’un engagement qui porte sur une obligation de résultats pour le consommateur : Zéro Résidu de Pesticides à la consommation.

L’Agriculture Biologique s’engage quant à elle à une obligation de moyens pour la protection des cultures, notamment par une exclusion de l’utilisation des produits chimiques de synthèse.

3 | LES CONTRÔLES ET ANALYSES RÉALISÉS

Le déploiement du dispositif qualité pour garantir la promesse « Zéro Résidu de Pesticides » des aliments est basé sur un référentiel qui va évaluer tous les risques potentiels de contamination (y compris les contaminations croisées liées à l’environnement). Des procédures et consignes spécifiques sont déployées tant au niveau des exploitations agricoles et des stations de conditionnement qu’au stade du détail. Elles touchent notamment notre organisation, nos pratiques culturales, nos méthodes de nettoyage, nos consignes d’hygiène et notre traçabilité. L’ensemble des dispositions de maîtrise de la démarche « Zéro Résidu de Pesticides » fait l’objet de contrôles internes mais aussi d’un contrôle par un organisme tiers indépendant (Kiwa), avec pour preuves ultimes les résultats d’analyses que nous effectuons selon un plan prédéfini.

L’ensemble des Substances actives contrôlées constitue la liste des Substances actives non compatibles avec le Programme Zéro Résidu de Pesticides à la consommation. Nous définissons les Substances actives non compatibles avec la prise en compte à minima de :

  • Toutes les Substances actives homologuées et retirées (retrait d’AMM) sur les espèces végétales en question
  • Toutes les Substances actives recherchées dans le cadre des Plans d’Autocontrôle d’AOP en vigueur (ex : AOPn Tomate)
  • Les Substances actives “décriées” (comme le glyphosate ou les néonicotinoïdes)
  • Les Substances actives susceptibles de générer des résidus en raison de l’existence d’autres cultures dans l’environnement proche de la culture engagée en “Zéro Résidu de Pesticides” (risques de contaminations croisées), y compris les éventuels traitements sur les plants.

Le nombre de Substances actives et les métabolites de dégradations associés analysés varie de 150 à 950 en fonction des espèces et des risques de contaminations croisées.

La sélection des Substances actives sur lesquelles porte notre engagement a été réalisée sur la base du cadre des réglementations européenne et française, passées et actuellement en vigueur, tout en tenant compte des attentes sociétales avec l’intégration de Substances actives de la famille des néonicotinoïdes par exemple, dénoncée par les associations de consommateurs.

Cette liste est de facto évolutive afin de prendre en considération les modifications réglementaires et/ou les nouvelles homologations de produits phytosanitaires sur les filières concernées.

Les analyses effectuées dans le cadre du Programme Zéro résidu de Pesticides sont de type “multi résidus” et portent sur la recherche des résidus des Substances Actives figurant dans la liste des Substances Actives non compatibles avec le Programme Zéro Résidu de Pesticides à la consommation. Ce sont des analyses basées sur des méthodes officielles.

L’absence de résidu est déterminée, pour chaque Substance Active analysée, par un résultat inférieur à la Limite de Quantification (LQ), plus petite valeur quantifiable par les laboratoires avec une précision “acceptable” (document Santé 11945/2015, Commission Européenne).

Nos analyses sont réalisées par plusieurs laboratoires certifiés COFRAC (ou équivalent européen) dont CAPINOV (29206 Landerneau), Phytocontrol et Eurofins.

4 | LEXIQUE

L’agroécologie est une façon de concevoir des systèmes de production qui s’appuient sur les fonctionnalités offertes par les écosystèmes. Elle les amplifie tout en visant à diminuer les pressions sur l’environnement (ex : réduire les émissions de gaz à effet de serre, limiter le recours aux produits phytosanitaires) et à préserver les ressources naturelles. Il s’agit d’utiliser au maximum la nature comme facteur de production en maintenant ses capacités de renouvellement.

Selon agriculture.gouv.fr

Le Comité français d’accréditation (Cofrac) est l’unique instance chargée de délivrer les accréditations aux organismes intervenant dans l’évaluation de la conformité en France, comme les laboratoires d’analyses. Il s’agit d’une association loi de 1901 à but non lucratif, fondée en 1994 à Paris par les pouvoirs publics.

L’ensemble des intérêts liés à l’accréditation sont représentés au sein de son conseil d’administration. Des accords multilatéraux (Multilateral agreements) cosignés par le Cofrac donnent – à certaines conditions – aux accrédités Cofrac en France une reconnaissance en Europe ou dans d’autres pays. Le Cofrac est membre de l’organisation européenne EA (European co-operation for Accreditation), elle-même membre de ILAC (International Laboratory ACcreditation). À ce titre, le Cofrac fait l’objet d’évaluations régulières de la conformité de ses pratiques par l’organisation européenne EA.

La Dose Journalière Admissible ou DJA, est exprimée généralement en mg de Substance Active par kg de poids corporel et par jour. Elle correspond à la quantité de substance qui peut être quotidiennement ingérée par le consommateur tout au long de sa vie sans effets néfastes pour sa santé.

La Limite de Détection est la plus petite concentration de résidu d’une substance, détectée mais non quantifiable par un laboratoire.

La Limite Maximale de Résidus est la concentration maximale du résidu d’une Substance Active autorisée dans ou sur des denrées alimentaires ou aliments pour animaux, fixée conformément au règlement européen N° 396/2005, sur la base des bonnes pratiques agricoles et de l’exposition la plus faible possible permettant de protéger tous les consommateurs vulnérables.

La Limite de quantification est la plus petite valeur quantifiable du résidu d’une substance par les laboratoires, avec une précision “acceptable”. En dessous de cette limite de quantification, les laboratoires ne peuvent donc pas garantir la précision de la mesure. À l’heure actuelle, les performances des instruments de mesure conduisent dans la majorité des résidus à une limite de quantification de 0.00001 g/kg.

La Protection Biologique Intégrée ou PBI recouvre d’une part le biocontrôle qui comprend lui-même la lutte biologique et, d’autre part, la lutte intégrée.

La PBI ne vise pas l’éradication des ravageurs mais la maîtrise de leur population à un niveau acceptable par les utilisateurs en limitant au strict nécessaire le recours aux produits phytosanitaires.

C’est une démarche de protection combinant toutes les techniques disponibles issues de méthodes de contrôle, si possible biologiques. Elle comprend : la prophylaxie, l’observation et le suivi des cultures, la lutte biologique dont le biocontrôle, la lutte mécanique, l’aménagement de l’environnement, les pratiques culturales, les choix variétaux, les traitements chimiques compatibles… Elle utilise donc un ensemble de méthodes de luttes biologiques, biotechnologiques, chimiques, mécaniques, culturales, génétique (choix de variétés résistantes) respectueuses de l’environnement et de la santé des utilisateurs et des consommateurs.

L’Indicateur de Fréquence de Traitements phytosanitaires (IFT) est un indicateur de suivi de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques (pesticides) à l’échelle de l’exploitation agricole ou d’un groupe d’exploitations.

L’IFT comptabilise le nombre de doses de référence utilisées par hectare au cours d’une campagne culturale.

Pour un exploitant agricole, l’IFT permet d’évaluer ses progrès en terme de réduction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques. Il permet également de situer ses pratiques au regard de celles du territoire et d’identifier les améliorations possibles.

Selon agriculture.gouv.fr

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